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En souvenir de Wagner

Jacques Manheit, baryton de l'opéra d'Olomouc, est parmi les premiers à prendre acte non seulement de la fidélité fanatique de Gustav Mahler au texte, mais aussi de son profond amour et de son respect pour Wagner. La relation de Manheit avec le légendaire symphoniste est immortalisée par Norman Albrecht, dans son livre Why Mahler?, dans les termes suivants :


« Manheit le voit un jour au petit déjeuner, l'air morose. Mahler mentionne que son père est malade.


[Le] lendemain matin, en me rendant au théâtre [écrit le baryton], j'ai vu un homme courir dément, pleurant bruyamment, à travers les rues. Avec quelques difficultés, j'ai reconnu Mahler. Me souvenant des événements de la veille, j'ai demandé avec anxiété: « Au nom du ciel, est-ce que quelque chose est arrivé à ton père ? »


« Pire, pire, bien pire, » hurla Mahler. « Le pire est arrivé. Le Maître est mort. »


C'était le 13 février 1883, Richard Wagner nous avait quittés. »



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